Etre au monde c’est avant toute chose passer une alliance, fût-elle de fureur ou d’amour. Traverser le feu pour naître à un chant inconnu. Instaurer le code d’une relation vivante à la lumière et à la nuit, à la terre, au silence, à ses semblables. Par la parole.

Et du monde contemporain, il ne saurait être question de s’absenter, mais, inscrit dans une constellation humaine, de se livrer à un constant déchiffrement des sens dispersés pour les donner à voir.

Toujours je m’interroge sur les pouvoirs de la poésie : jusqu’où peut-elle conduire l’inexprimable, porter le poids existentiel ? Se peut-il qu’elle l’allège ou qu’elle l’éclaire ?